2020 : l’année des deux narratifs

Plus le temps passe, plus il est évident qu’il y a parmi le peuple en cette fin d’année 2020 deux narratifs en présence : il y a ceux qui croient en la dangerosité de la pandémie et ceux qui y voient pour les élites l’occasion d’instaurer une dictature sanitaire mondiale.

Le 1e groupe croit tellement en la dangerosité du Covid-19 qu’il est prêt à tous les sacrifices. Il pense qu’il suffit de courber l’échine jusqu’au printemps 2021 pour que tout redevienne normal, que c’est là un mauvais moment à passer mais que si chacun y met du sien, tout finira par s’arranger. C’est d’ailleurs pourquoi ils regardent d’un œil mauvais ceux qui refusent de porter le masque dans la rue : pour un peu, ils les traiteraient de criminels. Plus généralement, ils estiment que si le gouvernement Macron a commis des erreurs dans la gestion de la pandémie, du moins aucun autre gouvernement n’aurait pu faire mieux.

Cette partie du peuple croit naturellement en la parole de la flopée de médecins qui sont sur les plateaux-télé H24. Ils écoutent religieusement Salomon faire le décompte macabre des morts le soir. Ils écoutent Véran leur prédire à la fin novembre 2020 un demi-million de morts si on ne prend pas de mesures drastiques. Ils ne remettent absolument pas Blachier en question, même quand il est évident que face au Professeur Toussaint, il ne fait pas le poids.

Leur faiblesse est leur gentillesse innée et comme immarcescible : ils ne peuvent imaginer que le gouvernement puisse conspirer contre eux, vouloir sciemment leur perte.

Bien sûr, ils se rendent bien compte que Macron les méprise, qu’il a une haine du peuple français inégalée chez nos dirigeants à ce jour. Bien sûr, ils sont au courant que la Chine est une puissance mondiale non négligeable mais ils ne se rendent absolument pas compte qu’elle s’est immiscée partout dans le monde, au cœur même du pouvoir étatique. Eussent-ils entendu l’expression  « nouvelle route de la soie » qu’il ne leur viendrait pas à l’idée que cette route-là puisse entraver la leur.

Face à eux, nous avons les complotistes, ceux qui pensent que la pandémie fait partie d’un plan mondial agencé depuis longtemps, que Macron n’est qu’un pion sur l’échiquier à qui ses maîtres du nouvel ordre mondial ont donné beaucoup de pouvoir pour mettre en œuvre une feuille de route d’un genre très particulier.  Macron, Trudeau, Merkel et tous les autres ne sont pas des dirigeants : ce sont les exécutants des basses œuvres, celles qui consistent à mettre à mal toute l’économie pour que celle-ci soit absorbée par les grandes multinationales étrangères, pour que toutes nos richesses puissent à terme leur être vendues, y compris notre bien le plus précieux : notre liberté et celle de nos enfants.  Le « vaccin anti-Covid » qui est en fait une thérapie génique modifiera à notre insu notre ADN, nous rendant traçables, puçables et stériles du même coup…

Alors les complotistes, pour ne pas sombrer dans le désespoir, se sont inventés un champion, une sorte de mousquetaire héroïque en la personne de Trump parce que franc-tireur et patriote. Ils lui ont prêté un plan grandiose, si machiavélique dans sa conception que personne n’a jamais su ce qu’il était. Les complotistes ont voulu y croire et ont reporté à une date toujours ultérieure la victoire du Bien contre le Mal.

Nous allions voir aux élections présidentielles de novembre… puis quand il devint évident que Biden allait remporter les élections parce qu’elles étaient de toute évidence truquées, il fut question du 14 décembre, lors du vote des Grands Électeurs. Trump c’était presque Saint Georges terrassant le dragon. Sauf que Trump est en train d’échouer et qu’avec lui sombre notre dernier espoir. Il y a sans doute eu un plan grandiose. Mais il a échoué parce que ni Trump ni Flynn ni Sidney Powell n’avaient les moyens de combattre légalement une société minée à tous les étages.

Autant demander aux mites d’épargner une maison dont toute la structure est en bois au motif qu’elle date du Moyen-Age !

Ce sont ces mêmes complotistes qui ne croient pas en la déclaration de Macron selon laquelle il aurait le Covid. Ils pensent qu’il a été arrêté et est en liberté surveillée… que l’affirmation d’un dirigeant selon laquelle il a le Covid est un code US : dans les faits, il serait en état d’arrestation et quasiment surveillé par les services américains.

Bien sûr, je ne crois pas que Macron a cessé de nuire.

Mais je ne crois pas non plus que Macron a le Covid, que ce soit 19 ou 21…. Je suis bien persuadée qu’il s’agit là d’un stratagème même si je n’ai pas la clé pour déterminer ce que se cache derrière. Est-ce une incitation à accepter le vaccin ? Mais pour cela, il eût fallu que Macron fût aimé et ce n’est pas le cas. A-t-il peur de soulèvements massifs lors de la Saint-Sylvestre ? « Venez me chercher… » avait-il dit. Serait-ce qu’il se cache parce qu’on l’a convaincu qu’il était en danger ? Je ne pense pas, il eût fallu que nous eussions l’armée avec nous et ce n’est pas le cas.

A cette heure, il n’y a plus qu’une chose dont je crois avec certitude qu’elle va se produire : il s’agit du 21 décembre 2020, la vue de l’étoile de Bethléem dans le ciel. Comme il y a 2020 ans, une « Étoile de Noël » apparaîtra dans le ciel, le soir du solstice d’hiver, due en fait à l’alignement de Jupiter et de Saturne. Pour les astrologues, la date du 21 décembre 2020 marque l’avènement de l’ère du Verseau, signe de renouveau spirituel. Dans le mythe romain, Saturne est un dieu en sommeil qui ne se libère de ses liens qu’au moment du solstice d’hiver. Mais il est aussi assimilé au dieu grec Cronos dont le règne coïncide à l’âge d’or de la race humaine. Et Jupiter, ma foi, est le dieu romain qui gouverne la terre et le ciel.

Intéressante conjonction qui montrera pour une fois que l’âge d’or de la race humaine peut coïncider avec le dieu tout-puissant, maître de l’univers terrestre et céleste.

Alors couvre-feu ou pas, gageons que nous serons nombreux ce soir-là à espérer que Saturne prenne le pas sur Jupiter. Et tout autant le 31 dans la rue pour montrer à Macron le Confiné qu’on ne peut museler un peuple plus d’une année entière. Devant la chute de ma civilisation et l’asservissement de mon peuple, à l’instar des révolutionnaires de 1789, moi aussi je pense « Vivre libre ou mourir ».

Mais à ma honte, je sens que je ne serai pas à la hauteur. Et ce soir, en vérité, je pleure car je sais qu’il ne nous sera pas donné de seconde chance. Le Covid-19 a peu tué de monde, malgré toute la doxa officielle. Mais il a assassiné 80% de nos libertés.

Si, comme Saturne, nous ne nous réveillons pas rapidement pour nous libérer de nos entraves, 2021 sonnera le glas d’une vie digne pour nos enfants. Et à l’instar de Dante, nous ne pourrons que leur dire : Vous qui entrez en ce monde, laissez toute espérance…

                                                     Laurence Esbuiée ©19 décembre 2020