Bonne année !

                                    Bonne année !

Il est d’usage de se souhaiter la bonne année au tout début de janvier.

Il faudrait pourtant être fou ou très naïf pour croire que 2020 va nous apporter paix et prospérité. La vérité, pour ceux qui n’ont pas peur de la voir ou de minimiser la situation en France, se résume à la question :

2020, année de la révolution ou de la guerre civile ?

Je crois qu’il y a longtemps que nous connaissons une sorte de guerre civile larvée, c’est-à-dire que cette guerre, sporadique et cantonnée à certains quartiers, ne touche pas l’ensemble de la population, du moins pas tous les jours. Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’affecte en rien le pouvoir en place.

Témoin l’attaque terroriste d’hier à Villejuif : un islamiste nouvellement converti a attaqué 3 personnes, l’une est décédée, une autre est en urgence absolue.

Que font tous les médias à la solde du pouvoir ? Nier la vérité, ou à tout le moins l’édulcorer. L’islamiste ? Un déséquilibré (on a l’habitude, c’est la version officielle qu’on nous ressort immanquablement à chaque attentat). Silence radio sur le fait qu’il a choisi ses victimes parmi ceux qui ne pouvaient pas citer le Coran, qu’il portait une djellaba et a crié « Allahu Akbar » avant de frapper.

Message de Macron ? « J’adresse mon soutien aux victimes de l’attaque, à leurs familles ainsi qu’aux forces de l’ordre. Nous poursuivons avec détermination la lutte contre la violence aveugle et notre combat pour la sécurité de tous les Français. »

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 3, 2020

Pas un mot sur les motifs de l’agression ni sur ce qu’il entend par « notre combat pour la sécurité de tous les Français. »

Et il le peut d’autant moins que la sécurité des Français tel qu’il l’entend, passe par la mutilation et l’éradication systématique de tous ceux qui ne sont pas terroristes.

  • Aux opposants politiques et aux GJ, il offre la mutilation, le tabassage, l’arrestation et les menaces. 1700 personnes ont été blessées depuis le 17 novembre 2018, avec des dizaines d’éborgnés et de mutilés. Ils sont des dizaines et des dizaines comme Adrien, 23 ans, touché à la tête par un tir de LBD qui l’a laissé mutilé pour la vie.

    http://www.davduf.net/adrien-victime-d-un-tir-lbd-ce-qui-me-manque-un

    Le Gilet Jaune Cédric 42 ans a été arrêté Quai Branly alors qu’il circulait à scooter. Résultat : suite à une clé d’étranglement, il a fait un arrêt cardiaque.
  • à la population civile, il minimise la menace terroriste et les morts en série et adresse « son soutien » de pure forme. 
  • aux travailleurs il promet une retraite a minima : « Nous mettrons en place un minimum de pension à 1000 euros par mois pour ceux qui ont une carrière complète. » Voilà ce qu’écrit Blanquer aux professeurs ! Or ça veut dire quoi, carrière complète ? Avoir travaillé non stop de 19 ans à 67 ? Mille euros, c’est ce que dépense François de Rugy en deux bouteilles de vin !
  • Et aux islamistes ? Il clame « Il faut combattre l’hydre islamiste. » et s’en va souper avec eux. Fin de l’histoire.

Et pendant que la France entière est dans la rue, vent debout contre une réforme des retraites imaginée à l’Elysée qui veut en finir avec le système par répartition – trop équitable envers le peuple – et ouvrir les fonds de pension à BlackRock, le Figaro sort un article sur les Macron à l’Elysée .

Non, pas sur la fameuse journée où Macron a privatisé le salon Murat de l’Elysée, lors de la réception de l’Américain Larry Fink, le PDG et créateur de BlackRock. Cette multinationale qui gère 5 000 milliards de $ veut s’attaquer à nos retraites avec l’appui du président de la « start-up » France. Alors, à peine élu, Macron a donné les clés du salon Murat  à Fink et Fink s’est installé à l’Elysée.

L’idée est simple : Macron, de Président, devient le factotum de BlackRock et se débarrasse d’un système de retraites qui fonctionne pour le remplacer par les fonds de pensions américains. BlackRock investit notre argent, le capitalise, spécule et joue avec. Les futurs retraités se retrouvent ensuite sans un sou, comme dans le cas Madoff.

Mais il ne faut pas qu’on ait peur, on nous assure que le point – une fois acquis – ne changera pas de valeur. L’avis des Français ? Macron s’en tape. Et il l’a dit très clairement lors de ses voeux à la France le 1e janvier : « Faut-il pour autant renoncer à changer notre pays et notre quotidien ? Non. C’est pour cela que la réforme des retraites sera menée à son terme. »

Mais quand on sait que Macron n’est que le pantin de la Grande Finance et des industries étrangères, peut-on s’étonner d’un tel manque de discernement ? Non, bien sûr. Macron a été appointé Président des Français pour dépecer le pays. Mais c’est là que le bât blesse, les Français dans leur ensemble ne vont pas accepter d’être la première génération depuis deux siècles à laisser moins à leurs enfants que ce qu’ils ont reçu. On va donc vers un affrontement qui a toutes les chances de dégénérer puisque le divorce entre ce président de pacotille et la majorité des Français est consommé.

Quoi qu’il en soit, le Figaro vient de sortir un article sur les Macron à l’Elysée entièrement rénové par le couple glamour du « plus jeune des présidents » où l’on voit Jupiter, travaillant avec son épouse Brigitte ( laquelle, pour la petite histoire, tomba amoureuse de son gamin de mari alors âgé de 14 ans quand elle frisait la quarantaine) dans un bureau d’angle en béton armé signé Francesco Passanitti.

Vraiment glamour, le couple Macron. Après la vaisselle à un demi-million d’€, voici la vaisselle signé Évariste Richer, d’un coût de 240 000 euros que s’offre le couple royal avec nos deniers.

Et c’est sans compter les réfections de la salle des fêtes de l’Elysée et du jardin d’hiver et du salon Napoléon III, pour un coût des travaux de 500.000 euros.

Et pendant que le budget de l’Elysée explose, que Mme Macron danse le zouglou à Abidjan, que Monsieur se fait caresser par les Ivoiriens et inaugure pour Noël le chantier du métro d’Abidjan, un projet colossal de 1,4 milliard d’euros, qui sera réalisé par des groupes français et entièrement financé par un prêt français, le Président ne peut s’empêcher comme à son habitude de dénigrer la France au passage et son passé colonial.

Et quand, à son retour d’Afrique, Macron offre la Légion d’Honneur à Cirelli, le patron de BlackRock France et qu’il envisage de dépecer la Sécurité Sociale, comme il l’a fait de nos retraites, d’Alstom, de la Française des Jeux et des Aéroports de Paris, que ses ministres les uns après les autres sont convaincus de malhonnêteté, de magouilles et de fraudes, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour clamer :

MACRON, DESTITUTION.

Et, je dois l’avouer, parmi ces voix, il y a la mienne aussi.

 

L. Esbuiée ©4 décembre 2020