L’hégémonie chinoise ou la nouvelle route de la soie

En 1973, Alain Peyrefitte sortait un livre au titre frappant : « Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera. »

Il constatait que la taille et la croissance de la population chinoise lui permettraient de s’imposer au reste du monde dès qu’elle aurait acquis une technologie suffisante.

Or là où la Chine a fait très fort, c’est qu’elle a retourné contre l’Occident ses propres armes. Les grandes multinationales voulaient-elles délocaliser, fuir leurs pays occidentaux aux charges salariales trop lourdes ?

Qu’à cela ne tienne, la Chine leur ouvrait grandes ses portes et leur offrait des ressources inépuisables en main-d’œuvre bon marché. Il n’y avait qu’un petit hic ou deux… petites couleuvres à avaler mais qui finirent par rester en travers du gosier de nos chers prédateurs.

La première, c’est que généralement l’infrastructure n’existait pas dans les années 80. C’était aux multinationales étrangères de créer routes et voies d’accès… à leurs frais. Si l’on rajoute à cela les frais de transport pour rapatrier la marchandise, les bénéfices devenaient tout de suite moins intéressants.

Mais il y a plus grave. Presque toutes les technologies dites « chinoises » ont été copiées sur les technologies étrangères. Témoin le TGV chinois, Libération écrit « Ces trains avaient toutefois tous été conçus avec l’aide des grands constructeurs étrangers comme Alstom…. Une « conception » chinoise, mais avec des technologies et techniques qu’ils n’avaient pas développés eux-mêmes !» 1

Le mode opératoire est toujours le même : une « coopération » avec une entreprise étrangère, puis assimilation de la technologie occidentale et éviction de la compagnie en question. De plus en plus d’entreprises étrangères jettent l’éponge en Chine et ce n’est pas un détail ou un simple revers. A l’instar de l’empereur Frédéric II vis-à-vis de Voltaire, la Chine a « pressé l’orange et jeté l’écorce » quand elle n’a plus eu besoin des Occidentaux.

Et c’est là qu’elle a mis en œuvre sa nouvelle route de la soie. Il faut dire que l’Union Européenne l’a bien aidée. En exigeant toujours plus de sacrifices de la Grèce, celle-ci s’est vue contrainte pour rembourser sa dette de vendre tout ce qu’elle possédait.

La Chine possède la Méditerranée grâce à l’acquisition du port du Pirée par la compagnie chinoise COSCO, troisième transporteur mondial.

Le 14 décembre 2020, la Chine, s’étant acquis la complicité implicite de l’Europe, exige maintenant que la Grèce soit démilitarisée. Mais elle n’est pas seule, la Turquie l’exige aussi. De toute manière, même les journalistes les plus conservateurs s’accordent maintenant à dire que la Grèce est devenue une colonie chinoise. Alors ce que veut ou non la Grèce n’a plus grande importance. En cela, l’Europe a joué un rôle contraire à son programme officiel : au lieu de protéger ses membres, elle les a offerts en pâture à la Chine ou aux USA.

La Chine étend son pouvoir inexorablement sur le monde. Il n’est que de voir les conflits en mer de Chine : la Chine est en conflit ouvert ou larvé avec le Japon, le Vietnam, Taïwan sur la possession d’îles. Et c’est sans parler de la rétrocession de Hong Kong à la Chine.

Car la Chine vise l’hégémonie mondiale… Elle ne s’en vante pas mais elle l’a déjà peu ou prou obtenue.

Témoin cette conférence qui a été filmée et traduite en anglais. En voici un résumé :

Le 28 novembre 2020, Di Dongcheng, Directeur-adjoint du Centre des Études Stratégiques Étrangères de Chine, admet que si tout se passe bien entre la Chine et les USA, c’est qu’au cœur même du pouvoir américain et des cercles financiers de Wall Street, ils y ont « de vieux amis ». En fait, il ne se cache même pas du fait que le gouvernement chinois a infiltré et dirige en coulisses toute la sphère politique des USA grâce à l’existence de cercles occultes qui ont la main-mise sur tous les appareils d’état. Il ajoute notamment : « Les États-Unis n’existent pas en tant que tels. Ce qui existe, ce sont des groupes d’intérêt. »

Avec Trump, cette stratégie s’est révélée inefficace, dit-il. La parade ? L’élection de Biden et « le retour de la vieille élite ». Or qui a aidé le fils de Joe Biden à créer sa fondation ? « Nous sommes de retour dans le jeu ! » clame-t-il, tout fier.

Rires dans l’assistance. Applaudissements.

Comment sait-on que la Chine a aidé à la fraude électorale lors des présidentielles américaines ?

Les modem cellulaires CellGo utilisés par les machines à voter Dominion ont été manufacturés par E-Device, une compagnie à l’origine française basée à Bordeaux et achetée par les Chinois pour 106 millions d’euros en 2016.

Un modem est un composant qui transmet des informations numériques par Internet et qui les convertit en signaux, ce qui peut permettre la manipulation à distance des machines à voter en temps réel. 2

Mais ce n’est pas tout. Une fuite importante révèle le degré d’infiltration du parti communiste chinois dans toutes les grandes entreprises mondiales.

Deux millions de membres du Parti Communiste Chinois se sont infiltrés dans les appareils politiques et les grandes compagnies que ce soit aux USA, en Australie ou au Royaume-Uni.3

Des firmes britanniques telles que AstraZeneca, Rolls Royce, HSBC et Jaguar Land Rover ont été infiltrées par le PCC. Et c’est sans compter sur le noyautage des banques, de Big Pharma et même des consulats britanniques par le PCC. 4

Selon le même Daily Mail, les entreprises françaises Airbus et Thalès font partie de la liste des entreprises infiltrées par le Parti Communiste Chinois… et elles ne doivent pas être les seules. Ce qui expliquerait pourquoi Macron tient tellement à faire faire faillite aux petites entreprises françaises… gageons qu’elles ne seront pas perdues pour les Chinois. D’ailleurs le schéma ci-dessous de Jean Robin le montre amplement :

Pour voir d’autres cartographies du même auteur Jean Robin média :

Les Suisses ne sont pas en reste qui ont donné accès à leur pays aux officiels chinois – et incidemment à tout l’espace Schengen – pour leur permettre de traquer et déporter tout ressortissant chinois jugé dissident. 5

Mais le cauchemar continue : après l’infiltration des compagnies occidentales, des pays occidentaux et africains, voici la guerre bactériologique :

D’après Gordon Chang qui a été interviewé par FoxNews, la Chine recueille l’ADN du monde et possède déjà la plus large banque mondiale de références. Là encore, elle collecte l’ADN du monde entier grâce aux entreprises étrangères qu’elles ont rachetées pour procéder à des « recherches » mais interdit aux scientifiques étrangers de collecter l’ADN de ses propres ressortissants. Elle a même piraté Anthem une compagnie américaine d’assurance maladie. Elle a recours aussi au chantage : ADN prélevé contre vaccins notamment en Afrique. La Chine est donc à même de créer des maladies qui cibleraient des groupes ethniques particuliers. Le coronovirus a peut-être été une arme biologique.

Pour voir la vidéo

Que le Covid-19 – et n’en doutons pas le futur Covid-21 – soient des armes bactériologiques, cela fait peu de doutes à présent.

Que la Chine en soit seule responsable est douteux. Mais que des dirigeants comme Macron soient devenus des pions sur l’échiquier chinois, cela est une hypothèse crédible.

Un indice ?

En 2017, créé avec l’aide de la France, le laboratoire de virologie P4 de Wuhan a été accrédité officiellement par le coprésident du comité de pilotage et directeur de l’Inserm, Yves Lévy, époux d’Agnès Buzyn ministre de la Santé à l’époque. Depuis lors, son « La France est fière et heureuse d’avoir contribué à la construction du P4 de Wuhan » est devenu : « Il n’y a eu aucune visibilité de la France sur les critères d’homologation de ce laboratoire national chinois. »

Comme toujours, on a fourni la technologie et la Chine a débouté le bienveillant donateur. A moins que le fameux donateur ne soit plus qu’un servile serviteur aux mains des Chinois.

Cela expliquerait que les frontières n’aient jamais été fermées même après le rapport de l’ambassadeur de France en Chine fin 2019 sur la dangerosité du virus, permettant au Covid-19 de se propager à l’intérieur de nos frontières. On se rappelle que Macron avait demandé aux Français de ne pas céder «au repli nationaliste car le virus n’a pas de passeport». Et fin janvier 2020, Agnès Buzyn affirmait benoîtement que la propagation du coronavirus serait « quasiment nul » en France.

Depuis, toute la France est à l’arrêt. Des centaines de milliers d’entreprises françaises font faillite ou cesseront d’exister bientôt. La dette a explosé et ne pourra être remboursé. Une manne pour les Chinois ?

         C’est à la Grèce qu’il faudrait poser la question.

Car non, l’hégémonie mondiale chinoise n’est pas une nouvelle route de la soie. La preuve ? La route de la soie historique nous a donné la soie mais aussi la boussole, l’imprimerie, la poudre à canon. La nouvelle « route de la soie » ne nous apporte que ruines, désolation, servitude, esclavage et déchéance.

        Et ce n’est là que le début. La Chine s’est éveillée ; nous ferions bien d’en faire autant.

                                                               Laurence Esbuiée©15 décembre 2020

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Notes :

1https://www.liberation.fr/futurs/2017/07/04/la-chine-a-fait-un-tgv-toute-seule_1581577

2https://thebl.com/politics/cellular-modems-of-a-chinese-company-are-found-in-dominion-machines.html

3https://www.skynews.com.au/details/_6215946537001

4https://www.dailymail.co.uk/news/article-9046783/Leaked-files-expose-mass-infiltration-UK-firms-Chinese-Communist-Party.html

5https://www.theguardian.com/world/2020/dec/09/secret-deal-reveals-chinese-spies-free-rein-switzerland