De l’incivilité à la barbarie

Le but du présent article est de prouver que si les agressions, les actes de barbarie et meurtres gratuits se multiplient, c’est qu’ils sont de fait encouragés par le pouvoir en place. Le gouvernement ne se contente pas de laisser la situation se dégrader ; il soutient par des mesures idoines les actes d’agressions contre l’ensemble du peuple français.

Une telle affirmation peut choquer et sembler diffamatoire. Mais voici les faits et ils sont pléthores :

Chaque jour, ce sont 120 agressions à l’arme blanche qui sont perpétrées en France. La place Beauvau est bien forcée de le reconnaître : «Comme en 2018, les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus enregistrent une forte hausse en 2019 (+8 %).» De même, concernant les violences sexuelles, «après une année 2018 marquée au niveau national par une hausse sensible (+19 %), l’année 2019 affiche également une augmentation très nette de ces violences (+12 %).»

En France métropolitaine il y a eu en 2019, toutes les 24 heures :

  • entre 2 à 3 meurtres

  • 62 viols 

  • 237 vols avec violences 

  • 1975 vols simples (contre des personnes)

  • 642 cambriolages d’habitations

  • 384 vols de véhicules (moto+voitures)

    Et….

  • 15 000 ressortissants étrangers sont en prison et ne seront pas expulsés.

  • Entre 2020 et 2022, 153 condamnés pour crimes ou délits terroristes recouvreront leur liberté, et 42 d’entre eux sortiront déjà d’ici la fin de l’année.1

La menace est sérieuse et le risque de récidive élevé pour le dernier cas de figure évoqué. Le procureur de la République antiterroriste, Jean-François Ricard, évoque «plus qu’une inquiétude, une vraie peur» quant au «devenir des dizaines de personnes qui vont sortir de prison, qui sont très dangereuses et dont les convictions sont absolues» 2. Voilà, c’est dit : peur, inquiétude, danger, récidive…

Or qu’a fait Belloubet ? Elle a relâché un maximum de détenus au motif de la sécurité sanitaire plan anti-Covid. Qu’a fait Dupond-Moretti ? Il s’est empressé d’aller visiter la prison de Fresnes où il a été acclamé par les détenus et puis a fait du baby-foot avec des délinquants. Les deux Gardes des Sceaux ont libéré ces individus en feignant d’appliquer des mesures de sûreté à leur encontre tels que le port obligatoire d’un bracelet électronique, l’obligation de répondre aux convocations du juge de l’application des peines…

Grosse blague !

On se souvient que le bracelet électronique d’Adel Kermiche ne fonctionnait que par intermittence…. ce qui lui a tranquillement permis d’assassiner le père Hamel.

Mais notre ministre de la Justice actuel ne s’inquiète pas des futures victimes, seulement du sort des djihadistes sur lequel il convient de se pencher avec aménité. Sur LCI en février 2019 Éric Dupond-Moretti sur le rapatriement des djihadistes français s’exclamait : « Ils sont Français et si on peut éviter que des ressortissants français soient condamnés à mort par une Justice alors, il faut qu’on s’en donne les moyens. »

Français, ces gens qui ont brûlé leur passeport ? Éviter qu’ils soient condamnés à mort pour leur permettre de continuer le djihad en France ?

Car la question se pose : pourquoi libérer ces terroristes une fois qu’on les a rapatriés ? Pour rappel, je tiens à souligner que Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier politique de France, a été condamné par la justice à la réclusion perpétuelle en 1986… et était libérable en 1999. Cela fait maintenant près de 40 ans qu’il croupit dans les geôles françaises. Et pour quel motif ? Complicité d’assassinat.

On la voit, l’arnaque ou elle n’est pas encore assez flagrante ?

Or les actes de violence gratuite, souvent sauvages, barbares et inexplicables, proviennent généralement de multirécidivistes, des fichés S ou des « connus des services de police ».

Tout est donc fait pour que ces actes aient lieu. D’ailleurs le choix des mots est flagrant : on minimise. Un viol et des agressions physiques sont devenus des « incivilités ».

La mort par violence aggravée du chauffeur de bus à Bayonne Philippe Monguillot, l’agression par balle d’un pompier à Étampes en juillet et le meurtre d’Axelle Dorier, 23 ans, traînée sur 800 mètres par un véhicule à Lyon et dont le corps a été retrouvé disloqué ont benoîtement été traités « d’incivilités » par Macron sur TF1 le mardi 21 juillet 2020. Macron a bien choisi ses ministres qui tous lui font écho : Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux transports déclarait sur Cnews le 8 juillet 2020 : « Les incivilités sont quotidiennes malheureusement dans les transports aujourd’hui.»

Et maintenant, cela dit, on fait quoi ?

Mila a reçu 30 000 menaces de mort. Qu’a-t-on fait pour la protéger ? Rien. On l’a déscolarisée.

La mort de la jeune Victorine Dartois, 18 ans, quant à elle, serait due à une « noyade avec intervention d’un tiers », selon un communiqué du parquet de Grenoble. Pas un meurtre, non. Juste « noyade par intervention d’un tiers. »

Quant au reste, il n’existe pas : les églises qui brûlent ? Silence radio. L’incendie de Notre-Dame ? Une cigarette.

Mais le gouvernement n’est pas seul dans sa quête de toujours plus d’empathie à l’égard des agresseurs ou des radicalisés. La fondatrice de la Brigade des Mères, Nadia Remadna, explique comment la France Insoumise sème la haine contre la France dans les cités et radicalise les jeunes.3

Sur Sud Radio, le Dr Berger, pédopsychiatre, témoigne. Toutes les 2 minutes il y a une plainte pour violences gratuites : un regard qui ne plaît pas, une cigarette refusée. Il y a la théorie du vivre-ensemble qu’on nous vend et qui ne marche pas. Et il y a la réalité décrite par le docteur Maurice Berger qui travaille dans un centre éducatif renforcé et qui décrit une réalité effrayante. On peut donner 3 000 euros à des familles violentes, ça ne changerait rien.

80 % des jeunes maghrébins sont violents là où il y a une inégalité hommes femmes, les violences conjugales conduisent donc à plus de violences hors du cercle familial. Et les enfants issus de ces ménages tapent de plus en plus tôt et de plus en plus fort, et ce dès la crèche, car ils ont été témoins de violences conjugales dans leurs 2 premières années. Dans les familles maghrébines, la pensée n’est pas personnelle mais clanique ; toute personne extérieure au groupe est mauvaise.

Et puis, il y a le 2 poids 2 mesures. Un exemple parmi tant d’autres :

3 ans de prison ferme à l’encontre de Loïc Schneider pour jets de canettes et deux pierres en direction de policiers lors d’une manifestation anti-G20 à Hambourg. 6 ans de prison ferme à l’encontre de deux djihadistes toulousains Mounir Diawara et Rodrigue Quenum pour actions militaires, exactions en Syrie ( tête coupée exhibée fièrement), prosélytisme et braquage de supérette.

Proportionnellement, en France, il vaut mieux à tout prendre couper des têtes que lancer des canettes.

Ou être issu des minorités.  

Quand, en juin 2020 après le confinement, l’infirmière Farida C., a fait des bras d’honneur et a lancé des pierres sur des policiers, qu’est-il arrivé ? Elle a également été arrêtée manu militari. Toute la Toile s’est enflammée, toute la France Insoumise est montée au créneau. Elle s’est confiée à Mediapart : « Je suis en face de personnes qui sont protégées, qui sont armées par du matériel qui est fait pour, justement. J’avais des cailloux, mais c’était symbolique ».

Une cagnotte a même été ouverte en son honneur, je suppose pour lui permettre de s’équiper aussi une prochaine fois.

On parie qu’elle ne sera jamais condamnée, et encore moins à de la prison ferme ?

« Selon que vous serez Loïc ou Farida, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».  Tel eût dit la Fontaine, s’il avait vécu en notre temps.

Et que dire des victimes de meurtres gratuits ?

Thomas Carbonnel, un garçon de 23 ans, a reçu huit coups de couteau dans la nuit du 9 au 10 mai à Sarcelles (Val-d’Oise). Il est mort à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (XIIIe) le 10 juin après avoir subi une quinzaine d’opérations. Son meurtrier venait tout juste de sortir de prison. A-t-il bénéficié d’une remise de peine accordée par Belloubet suite à la crise sanitaire ?

Il y a eu aussi la mort du gendarme Mélanie Lemée, 26 ans, tuée dans l’exercice de ses fonctions par un dealer de cocaïne roulant à 150 km/h et l’attentat du 4 avril 2020 qui a fait deux morts. Dans les deux cas, il y a eu déni de gravité. Le père de Mélanie Lemée s’est vu contraint de dire qu’il ne fallait pas faire d’amalgame. Et Abdallah Ahmed-Osman, l’auteur des attentats, s’est vu officiellement plaindre au motif qu’il n’avait pas supporté le confinement et que c’était un pauvre réfugié soudanais.

Et tout est fait pour condamner tous ceux qui ne sont pas des adeptes du progressisme :

Trois gendarmes avaient porté plainte contre Assa Traoré qui les accusait nommément d’avoir tué son frère, alors même que l’enquête est en cours. La justice a considéré cette procédure abusive et a condamné les trois gendarmes à verser la somme de 2 000 € à Assa Traoré.

Quand le frère d’Assa Traoré, délinquant récidiviste, perdit la vie alors qu’il essayait d’échapper à la police, il y eut des manifestations monstres en France pour honorer sa mémoire. Toute la FI a notamment mis un genou à terre en son honneur.

Qui a manifesté en criant « Justice ! » et mis un genou à terre pour toutes ces jeunes victimes citées plus haut ?
Personne.
Hélène et Omar Sy ont réservé toute leur indignation pour les Traoré. Mais il ne leur est venu aucune parole de compassion pour les vraies victimes.

Luane et Claire, 18 ans, se sont fait rouer de coups à Strasbourg fin août par un garçon de 16 ans. Le motif ? Il voulait les forcer à donner leur numéro de téléphone. Mais il n’arrivera rien à l’agresseur. S’il a même été arrêté, il aura été relâché dans l’heure.

En Val-de-Marne, une vingtaine de personnes ont attaqué un bus le 4 septembre et ont kidnappé un adolescent. Après le viol, les agressions, viennent les rapts. Silence radio du gouvernement.

Adolescente de 15 ans violée et tuée à Nantes : pour Dupont-Moretti, il n’y a « aucun dysfonctionnement » dans le suivi du suspect récidiviste. Pourtant en 2005, la Cour d’Assises de la Vienne avait condamné ce directeur de site industriel à une peine de 18 ans de réclusion criminelle. Il est accusé d’une série de neuf viols, trois tentatives et une agression sexuelle commise entre 2001 et 2003. Il sort de prison en 2016, soit après 11 ans de prison.

Pour quelles raisons est-il sorti de prison au bout de 11 ans?

Simplement parce qu’être condamné à 18 ans de prison ne veut pas dire être condamné à 18 ans de prison.

La peine de mort et l’enfer des séquelles sont réservés aux victimes et à leurs familles. C’est la justice française. 4

Le 9 septembre, dans les Yvelines, un jeune cambrioleur marocain connu sous 63 identités et qui prétendument a 13 ans a été confondu par un logiciel de reconnaissance faciale. Il a été condamné à 15 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Versailles pour un cambriolage. Mais il ne sera pas expulsé. Dans cinq ou six mois, avec la remise de peine, il sera libre de recommencer.

A Angers, Erjan I., le Kosovar accusé de la séquestration et du viol barbare d’une étudiante durant 3 heures, ne pourra pas être expulsé. L’homme a déjà fait l’objet de 2 mesures judiciaires d’interdiction du territoire français. Depuis 2018, il a purgé de multiples peines de trois à six mois de prison, pour des vols avec effraction, outrages et rébellion, mais aussi pour exhibitions et agressions sexuelles, dont celle d’une handicapée au CHU d’Angers.

Quant à l’agression sauvage d’une famille à St Denis, Dupond-Moretti ne veut pas entendre parler de « violence inouïe » mais d’une simple altercation. Selon le ministre de la Justice, les Français devraient s’inquiéter du Covid mais certainement pas de l’insécurité qui serait un simple fantasme.

Le terme d’incivilité ayant fait son temps, voici l’apparition de l’ensauvagement. Ensauvagement de la société ou pas ? Selon le ministère de l’intérieur, on a dénombré cet été 900 agressions quotidiennes. « Le virus a servi de prétexte à ce Gouvernement pour libérer plus de 10 000 détenus » dit l‘ancien directeur de la DGSE qui dresse un bilan désastreux de l’immigration en France « il y a 10 millions d’immigrés au minimum, 65% ne s’intègreront pas, c’est secret défense. »

Mais qu’on ne s’inquiète pas. Le 27 août Dupond-Moretti  déclarait : « J’inaugurais ce matin les locaux d’un service pénitentiaire d’insertion et de probation à Douai. Ici, dans les Hauts-de-France, comme partout, les peines prononcées n’ont pas vocation à être dures mais justes et à favoriser la réinsertion des condamnées pour éviter la récidive. »

C’est sûr ! Ce même 27 août ( hasard du calendrier) deux jeunes Montpelliérains de 19 ans ont été condamnés à 6 mois ferme et 6 mois de sursis suite à 14 cambriolages avérés autour de la ville. Ils sont donc …. ressortis libres du tribunal.

Une justice à 2 vitesses : dure envers les Français travailleurs, laxiste et bienveillante envers la racaille.

Deux des trois assassins de Bastien Payet, 23 ans, lynché à mort le 9 mars 2019 à Reims, viennent d’être remis en liberté par la « justice ».

Dans le cas du meurtre d’Adrien Perez à Meyla, près de Grenoble, la chambre d’instruction de la Cour d’Appel a fait appel de la décision scandaleuse du Juge des Libertés de remettre en liberté Yanis El Habib.

Et que dire de Marin, resté handicapé à vie pour avoir voulu défendre un couple en danger ? En mai dernier, le tribunal de Roanne s’était prononcé en faveur d’une libération anticipée de l’agresseur. Devant le tollé général, il a dû y renoncer. Pour le moment.

En bref, l’ensauvagement de la société serait bien moindre si le gouvernement et les tribunaux le combattaient sérieusement. Mais le gouvernement préfère à tout prendre verbaliser ceux qui ne portent pas de masques ou mutiler les manifestants que sévir contre ceux qui tuent, violent, kidnappent et massacrent. Ou organisent des expéditions sur le sol français.

J’exagère ?

Quand en juin 2020, en plein confinement, les Tchétchènes ont fait une descente punitive à Dijon contre les maghrébins, que s’est-il passé ? Rien. L’imam a convoqué tout le monde, et tout fut bien qui finit bien. Le parquet de Dijon a ouvert une enquête. Fin de l’histoire.

Je suis persuadée que quand le gouvernement décidera de nous ôter la vie d’une autre façon – c’est-à-dire non plus de façon aléatoire par le biais d’attentats et de crimes gratuits soigneusement entretenus – mais de façon délibérée par la mise en place d’un vaccin obligatoire et létal, la répression envers le peuple sera cent fois plus brutale que celle envers les criminels récidivistes et les djihadistes.

Cent fois plus brutale et je pèse mes mots. Le macronisme gouverne par la peur. Le djihadisme, la criminalité et le Covid sont devenus nécessaires au gouvernement ; sans peur du gouvernement, nous l’aurions déjà renversé.

Et ce gouvernement est fait de Morlocks, les Jupitériens en col blanc tout en haut de l’échelle sociale, les Plutoniens dans les bas-fonds mais ils vont main dans la main pour tuer les Eloïs que nous sommes.

                                                Laurence Esbuiée© 4 octobre 2020

Pour savoir ce qu’est un Morlock, cliquer ici :

https://esbuiee.fr/quest-ce-quun-morlock/

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Notes

2Audition du 10 février 2020 devant l’Assemblée nationale, citation de Figaro.vox

3https://medias-catholique.info/la-musulmane-nadia-remadna-accuse-la-france-insoumise-de-radicaliser-les-jeunes-des-banlieues/31612