La gauche, meilleur atout de l’islam politique

La Gauche « plurielle » ne voudra jamais le reconnaître bien évidemment mais elle est le meilleur atout de l’islam à l’heure actuelle.

Avant d’expliciter ce point, peut-être est-il nécessaire de donner une rapide définition du gauchiste français dont il existe au fond 3 grandes variantes. Pour plus de simplicité, je m’abstiendrai de l’écriture inclusive ou de mettre le féminin. Il est bien entendu que le « il » est général, pas sexué.

Il y a la gauche caviar, celle que tout le monde connaît depuis 20 ans, celle de Soros, DSK, Pascal Lamy ou Hollande qui vont de pair avec le Grand Capital, ce qu’ils ne peuvent même plus cacher.

Il y a ce que j’appelle les « estransinés de la vie »1 Ce sont des gens qui votent à gauche, parce que sans les aides sociales, ils ne survivraient pas. Ils forment le grand vivier de la gauche clientéliste.

Et puis il y a la gauche humaniste. C’est surtout elle qui est, à son insu, le meilleur atout de l’ultra-libéralisme.

Le « Gaucho humanitatis » est en général un brave citoyen, pétri d’humanité, de bienveillance et de tolérance. C’est à lui que l’on doit les fameux slogans : « Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre. » et «Touche pas à mon pote. »

L’humaniste de gauche est en général lettré, il lit, se renseigne, va aux conférences, en organise parfois et se montre d’une compassion sans bornes vis-à-vis de la population des défavorisés que les vagues successives d’immigration viennent accroître chaque jour un peu plus. C’est un militant engagé qui voit le mouvement des Gilets Jaunes d’un mauvais œil car il le soupçonne d’être « populiste ». Il donne de sa personne en travaillant bénévolement pour un tas d’associations d’entraide sociale qui, sans lui, n’auraient jamais vu le jour ou auraient cessé d’exister. C’est ainsi que sans le vouloir, il a fini par suppléer à l’État dans le domaine social.

Plus l’État se désengageait de sa mission première qui est celle de protéger ses citoyens d’une main-mise étrangère et d’une paupérisation grandissante, plus l’humaniste de gauche allait prendre le relais par le biais des associations humanitaires. Il ne lui est jamais venu à l’idée que non seulement il mettait le doigt dans un engrenage dangereux – de moins en moins d’État dans la sphère sociale mais de plus en plus d’associations en remplacement – mais encore qu’il aidait ainsi à fragmenter le pays.

Car c’est ainsi qu’au fil du temps, des associations qui n’avaient rien d’humanitaires se sont infiltrées dans les quartiers, subventionnées en partie par l’État, en partie par des nations étrangères, au point d’en faire des zones de non-droit qui ont réussi à torpiller l’idée d’état-nation.Ce n’est pas un hasard si les imams ont fini le travail en se posant comme seuls recours possibles à la violence dans le 93 par exemple.

À cela s’ajoutent une bienséance, un pharisaïsme, un seuil de tolérance qui semblent inépuisables. Le terrorisme ? De pauvres gosses à la dérive, « ils n’auront pas ma haine ». Des incivilités, une criminalité en hausse? « C’est de notre faute, on les a parqués comme du bétail dans des cités » même si ce n’est pas le cas. Je donne un exemple : La cité tristement célèbre de la Cayolle à Marseille se trouve dans un lieu paradisiaque près de la calanque de Sormiou. Un rapport aux femmes de plus en plus tendu, de plus en plus machiste ? « Mais non, c’est vous qui êtes racistes, islamophobes et réactionnaires. » 

Et c’est ainsi qu’on a pu observer avec un brin de stupeur « La Marche contre l’Islamophobie » le 10 novembre dernier où participaient allégrement la gauche et l’extrême-gauche de Benoît Hamon, Ian Brossat et Mélenchon, avec les féministes comme Clémentine Autin, Esther Benbossa et Caroline de Haas. Voilà ce qu’écrivait C. de Haas sur Mediapart : « Je serai à la marche contre l’islamophobie dimanche parce que j’ai peur.  J’ai peur pour les femmes qui portent le voile et qui sont victimes de violences chaque jour. Insultes, discriminations, violences physiques, menaces : les témoignages des femmes sont glaçants. (…) J’ai peur pour les musulmans qui sont victimes de violences dans la rue, dans les médias, dans leur travail. Un homme a ouvert le feu sur des musulmans à Bayonne fin octobre. Et on a l’impression que cet attentat est déjà oublié. »

On croit rêver !! Reprenons les accusations :

  • Les femmes qui portent le voile et qui sont victimes de violences chaque jour : quelle femme a été menacée physiquement ? Les seules femmes qui se sentent « menacées » sont celles à qui la police demande de bien vouloir retirer leur voile intégral dans l’espace public ainsi que le veut la loi. Ah ! me répond-on, mais c’est que la loi est islamophobe, « liberticide » et devrait être changée. Et d’ailleurs Macron emboîte le pas à la gauche et aux Frères Musulmans : « Le voile dans l’espace public n’est pas mon affaire » déclare-t-il. Non, bien sûr, il a assez prouvé que le bien de la France n’était surtout pas son affaire. Son affaire, c’est de vendre la France au plus offrant.
  •  » J’ai peur pour les musulmans qui sont victimes de violences dans la rue »  Vite ! un nom ! Quel musulman a souffert de violence dans la rue parce qu’il était musulman ? Le calvaire d’Ilan Halimi ? Il était juif ! Ah non, l’attentat de Bayonne bien sûr !
  • Un homme a ouvert le feu sur la mosquée de Bayonne. Les victimes étaient au nombre de 2, ont survécu à leurs blessures et le Parquet national antiterroriste a clairement reconnu que  l’altération au moins partielle du discernement de l’homme de 84 ans ne faisait pas de doute, ce qui fait que la motivation idéologique ne peut pas clairement être retenue.

Mais qu’à cela ne tienne, ce sont les musulmans qui ont peur. Hallucinant ! La France est constamment en proie aux attentats islamistes qui ont fait près de 300 morts et des milliers de blessés mais pas un mot de compassion envers les VRAIES victimes. Les 3 derniers attentats en date, celui de la rue Victor Hugo à Lyon en mai a fait 14 blessés, l’attentat de Villeurbanne en août a fait 1 mort et 8 blessés et le mois dernier l’attentat à la Préfecture de police a fait 4 morts et 2 blessés. Et que fait la gauche ? elle organise une marche contre l’islamophobie qui n’a fait AUCUN mort sur tout le territoire français à l’heure actuelle !

 Il est intéressant aussi de noter que la date choisie du 10 novembre n’est peut-être pas due au hasard puisqu’elle correspondait cette année à la date de naissance du prophète Mahomet ! Donc sous couvert d’islamophobie, les salafistes ont convaincu la gauche de venir marcher en l’honneur de Mahomet !

Et il est assez ironique de penser que l’humaniste de gauche pour qui Dieu n’existe généralement pas ( ou si peu ) soutient de toutes les fibres de son être des personnes qui le tueraient volontiers au nom d’Allah si toute latitude lui en était donné. Ce qui d’ailleurs arrive plus souvent qu’il ne veut l’admettre, bien des attentats passant aujourd’hui pour le simple fait de déséquilibrés.

De compromis en compromission en laisser-faire on en arrive à un Belattar qui se permet de menacer physiquement Blanquer, le Ministre de l’Éducation Nationale s’il lui prenait l’envie de se rendre dans le 93 sans que le Gaucho Humanitatis ne s’en formalise. Il va même plus loin, c’est lui qui — avec les capitalistes comme Macron — ont mis en pratique la Novlangue de George Orwell « La guerre, c’est la paix » ainsi que l’inversion accusatoire : les victimes sont les bourreaux. 

Et c’est ainsi que durant cette marche, les mots « Allahu Akbar » furent répétés en boucle. Ne pouvant le nier, que fit la gauche ? Transmettre ça comme un message de paix ! Pourtant les signaux contraires n’ont pas manqué :

Le discours victimaire est devenu insupportable tant il est biaisé.  Je ne donnerai qu’un seul exemple : celui de la marche annuelle d’octobre organisée de concert avec la gauche en commémoration au massacre des Algériens à Paris du 17 octobre 1961. Vrai : ce fut un massacre de jeunes pacifistes algériens à Paris… mais durant la guerre d’Algérie ! Cela fait combien d’années ? Il y a presque 60 ans ! Je n’étais pas née et les irréductibles marcheurs non plus. Voilà pourtant le genre d’affiches qui furent collées ce 17 octobre 2019 :

Le Gaucho Humanitatis n’hésite jamais à se rendre dans les quartiers dits défavorisés pour soutenir les « minorités », notamment musulmanes. Il est à noter que « le populiste » qu’il exècre doit y vivre aussi, au milieu des rats, de la racaille, de la drogue et d’un multiculturalisme qui bien souvent est synonyme de violence, et ceci, H24, 365 jours par an. Pourtant le Gaucho Humanitatis n’a que peu de compassion pour lui. Après tout, c’est une affaire de conviction. Le Gaucho Humanitatis le soupçonne de voter à droite, voire même à l’extrême-droite.

Je me suis rendue compte au fil des décennies que le Gaucho Humanitatis, parfois peu fortuné, est quand même assez bien loti. S’il vit à Marseille, il habite un appartement dans un immeuble de type haussmannien avec de beaux volumes ou dans une résidence privée ultra-sécurisée. Il a aussi hérité d’une maison dans les Alpes dans laquelle il va « se ressourcer » ou a acquis grâce à son salaire un petit chalet à la montagne ou un petit cabanon les pieds dans l’eau, résidence secondaire qui lui permet malgré tout de fuir régulièrement la misère. S’il n’habite pas Marseille, gageons qu’il vit sur une propriété à la campagne avec vue sur la Sainte-Victoire ou a une belle maison dans le Lubéron niché au creux d’un charmant village. Ce n’est pas un hasard si l’actrice Anémone, gauchiste convaincue, avait des comptes bancaires en Suisse. Ce n’est pas un hasard si Soros est en faveur de la balkanisation de la société quoique vu sa fortune il ne vit dans les camps qu’il a aidé à former.

Mais le Gaucho Humanitatis  ne voit rien des effets de la balkanisation de la société ou des conséquences d’un islam politique radical puisque cela contrevient à sa conviction inébranlable que le musulman, étant une minorité encore pour le moment sur notre sol, est par voie de conséquence ostracisé, discriminé, racisé et qu’il faut donc le défendre envers et contre tous. C’est ainsi qu’il a soutenu Tariq Ramadan jusqu’au jour où ses coreligionnaires l’ont lâché.

 La nouvelle affaire du voile est à cet égard très révélatrice. Macron soutient « que le voile dans l’espace public n’est pas l’affaire de l’état » et des campagnes sont menées pour amener le peuple à accepter le fait que les musulmans non seulement sont chez eux, qu’ils ont droit à leur propre culture mais que c’est au Français de base de quitter le pays s’il n’accepte pas la mise en œuvre de la charia.

Et de fait, ils le font. Deux millions de Français vivraient à l’étranger avec une moyenne de 90 000 de départs par an d’après l’INSEE. Ils sont 800 000 à avoir quitté le pays depuis 2013 alors que 250 000 étrangers arrivent chaque année.

Le 10 novembre 19 nous sommes entrés en guerre civile. Mais il est vrai que ça ne se verra probablement que le 5 décembre prochain.

Le Gaucho Humanitatis s’en fout : d’abord il croit encore dans les élections et la bonté des islamistes et il n’est jamais dans la rue le samedi sur les ronds-points. En tout cas, personnellement, je ne l’y ai jamais vu. Mais il me traite de facho quand j’ose citer un journal qui lui déplaît.

Laurence Esbuiée© 10 novembre 2019

 

1Mot provençal signifiant « épuisé, éreinté, broyé » voire même « au bord de la fatigue mentale ou dépression nerveuse »

2https://www.liberation.fr/checknews/2019/11/10/pourquoi-le-cri-allahu-akbar-a-t-il-ete-scande-pendant-la-marche-contre-l-islamophobie_1762665?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1573407444