La ré-écriture de l’Histoire.

                                           Le progressisme mondialisé et la ré-écriture de l’Histoire.

La ré-écriture de l’Histoire est un des éléments-clés du « progressisme mondialisé » soutenu ardemment par l’Union Européenne, prôné par Macron, Trudeau et même le pape François.

Le progressisme mondialisé veut l’abolition des frontières, des cultures nationales, d’une identité propre à chaque nation. Pour ce faire, il ne suffit pas de casser tous les acquis sociaux et le service public ; il ne suffit pas non plus d’imposer des « réformes » ultra-libérales par la force ; il faut faire accepter au peuple « qu’il n’y a pas de culture française » comme l’a dit Macron et pour ce faire, il faut encourager une immigration outre-méditerranéenne de grande ampleur.

Macron qui « préfère avoir des gens qui viennent de Guinée ou de Côte d’Ivoire légaux que des filières bulgares ou ukrainiennes clandestines » en représente le parfait exemple. Il faut déformer le réel jusqu’à ce que le mensonge devienne une vérité acceptée de tous.

La Bulgarie étant un État membre de l’UE, il ne peut y avoir de filières clandestines. L’Ukraine est également un pays d’Europe et je n’ai jamais rencontré d’Ukrainiens qui venaient (et encore moins en masse) se réfugier clandestinement dans les quartiers, au contraire des Africains que l’on voit arriver par bateaux entiers sur les rives de l’Europe.

Il ne reste plus qu’un mois avant les élections municipales. On verra bien alors combien de mairies remporteront les islamistes dont les listes communautaristes ont été officiellement autorisées par Macron.

Mais cela ne suffit pas. Il faut ternir le passé de la nation et Macron s’y emploie avec un zèle parfait jusqu’à assimiler la colonisation française de l’Algérie à un crime contre l’humanité et en la comparant avec la Shoah qui a exterminé les 2/3 des Juifs d’Europe.

La France a-t-elle tué, exterminé et gazé les 2/3 des Algériens ? Non, bien sûr. Mais peu importe. Dites et redites un mensonge ou une énormité un certain nombre de fois, il en restera toujours quelque chose.

D’ailleurs Macron ne peut se rendre à l’étranger sans dégueuler sur la France et les Français ce qui prouve assez que sa feuille de route diffère de l’idée que nous avons de sa mission.

Mais cela ne suffit toujours pas à faire intégrer le progressisme mondialisé dans le paysage français. Alors on va employer tout un tas d’inversions accusatoires.

Si Mila est menacée de viol et de mort, pourchassée, huée, calomniée et maudite, c’est « qu’elle l’a bien cherché », selon Abdallah Zekri. Quand Brigitte Bourguignon, présidente de la Commission spéciale retraites de l’Assemblée Nationale, se plaint que « ça fait cinq jours que je me fais pourrir mon téléphone, mon Twitter, mon Facebook, mes mails, par des gens de votre formation politique » elle essaie de faire accroire que la France Insoumise la harcèle et la pousse cruellement sur la voie de la dépression alors que dans les faits, ce sont eux qui sont pris pour cibles et privés de parole par ses soins tous les jours :

Le progressisme mondialisé ne s’est jamais mieux exprimé que par la petite phrase de François-Michel Lambert, député des BDR, qui a quitté LREM il y a un an. « Entre Emmanuel Macron et les élus, il y a une sorte de cabinet noir d’une vingtaine de personnes technocrates qui décident de tout et qui nous donnent des fiches. »

On ne saurait être plus clair.

Mais ça ne suffit toujours pas à mettre en œuvre la politique des Soros et Jacques Attali. Alors on va revisiter l’Histoire. La déformer, la ré-écrire et lui donner un sens qu’elle n’a jamais eu.

Le 19 novembre 2019, France Culture assène : « On vous ment. Depuis 2000 ans : non, les statues grecques n’étaient pas blanches, mais de toutes les couleurs. L’Histoire nous l’a caché pour promouvoir le blanc comme idéal d’un Occident fantasmé, contre les couleurs symboles d’altérité et de métissage. (…) C’est le résultat de 2.000 ans d’une histoire réactionnaire, qui place le blanc au cœur de ses valeurs et rejette l’impur, le bigarré, le métissage des couleurs ».

Donc si les statues grecques sont blanches, c’est par pur racisme et la couleur blanche du marbre devient « un rejet de l’Autre ».

Mais on va toujours plus loin. En fait les connaissances grecques en architecture – clament les progressistes et leurs émules – ont été volées aux Africains, et les Pharaons provenaient tous de l’Afrique sub-saharienne. La preuve ? On a délibérément coupé le nez des statues parce que celui-ci était trop identifiable, dixit les admirateurs de Cheikh Anta Diop.

S’il y a des Blancs à la télé, ce n’est pas parce qu’on est en France, non, c’est encore la preuve manifeste de notre racisme. Donc non seulement on accueille des immigrés illégaux, non seulement on leur paie une éducation, des soins médicaux et on leur donne des allocations mais ils vont jusqu’à nous reprocher d’exister :

La ré-écriture de l’Histoire n’épargne aucun domaine. Il y a toute une fange de la population, proche des indigénistes, qui clame qu’ils « ont fait la France ». Si on les écoutait, la tour Eiffel, les vaccins, le cinéma, c’est eux.

Mais le trouble réellement survient quand le discours du pape François correspond à la virgule près au genre d’ineptie dont Macron est si friand, à croire qu’ils ont été forgés dans le même moule.

Le 18 novembre dernier, soit une semaine après la Marche contre l’islamophobie, le pape François s’est fendu d’un commentaire très intéressant :

« Il s’agit de changer les attitudes historiques. Une scène de la Chanson de Roland me revient comme un symbole, lorsque les chrétiens vainquirent les musulmans et les alignèrent devant le font baptismal, un [chrétien] tenant une épée. Et les musulmans avaient à choisir entre le baptême et l’épée. C’est ce que les chrétiens firent. C’est une mentalité qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ni comprendre et qui ne fonctionne plus. »

Or cette « conversion de force » n’a jamais eu lieu. Pour preuve : la bataille de Roncevaux tourna au détriment des chrétiens et le siège de Saragosse par Charlemagne fut un échec. On voit mal comment Roland et ses amis agonisants auraient pu convertir qui que ce soit par la force. 1

Et c’est là une analyse d’autant plus pernicieuse que dans les faits, c’étaient les musulmans qui envahissaient l’Europe et non l’inverse.

Alors la question qui se pose est celle-ci : de quel moule sortent le pape François et le président Macron ? Quels points communs entre le « cabinet noir d’une vingtaine de personnes technocrates qui décident de tout et qui donnent des fiches » aux élus LREM et la mafia de Saint-Gall du pape François ?

Le progressisme et la ré-écriture de l’Histoire. Dans le cas de la papauté, l’histoire se ré-écrit d’autant plus facilement qu’on a poussé vers la sortie le pape Benoît XVI.

Le cardinal Theodore McCarrick, archevêque émérite de Washington dans une conférence donnée 6 mois après la démission du pape Benoît XVI a affirmé que la mafia de Saint-Gall avait donné 5 ans au Pape François pour détruire l’Église catholique « de sorte que la Foi Catholique puisse se dissoudre dans une vague religiosité œcuménique mondiale. » 2

Cinq ans ! Exactement comme le quinquennat de Macron. D’un côté l’œcuménisme qui intégrerait la primauté de l’islam sur le christianisme et de l’autre un « progressisme » qui intégrerait la perte de nation au profit d’une mondialisation basée sur une kyrielle de sociétés multi-culturelles à dominante musulmane.

Oui, je sais. C’est du complotisme, du populisme. Mais qu’est-ce qui colle le plus à la réalité ? Les petites fiches de François-Michel Lambert ou le racisme des statues grecques ?

L. Esbuiée© 9 février 2020

1https://www.riposte-catholique.fr/archives/154035

2https://gloria.tv/post/zGZ8vgUbxCNC3fXTQUhv48DNM