L’élève Macron et le devoir de français

Emmanuel Macron

  31 décembre 2019                                       

 

                                                                   Devoir de français : Vœux aux Français

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          07 / 20

Le style est correct, les fautes d’orthographe inexistantes. C’est bien. Mais il faut rendre le devoir plus concis et surtout y apporter des précisions. Ce que vous écrivez a tendance à être confus, redondant ou tout simplement fallacieux. Précisez votre pensée. De plus, il apparaît évident que vous maîtrisez mal les figures de style.  Je vous conseille vivement de jeter un coup d’oeil sur la copie de votre petit camarade, Boris Johnson qui, lui, a fait un bon devoir en trois fois moins de temps.

Professeur- correcteur : L. Esbuiée

                  Françaises, Français,

                  Mes chers compatriotes de l’hexagone et d’Outre-mer,

Pour la troisième fois depuis le début de mon mandat, j’ai l’honneur de m’adresser à vous le 31 décembre.

En ce moment de fêtes de fin d’année où, pour la plupart, vous êtes réunis en famille ou avec vos proches, je veux d’abord avoir une pensée chaleureuse pour celles et ceux qui sont malades ou qui sont seuls.

Début prometteur.

Je tiens à saluer nos compatriotes qui, ce soir encore, sont à la tâche. Nos militaires, nos gendarmes, nos policiers, (ce soir devront éviter de lancer des LBD à la tête de) nos sapeurs-pompiers, nos personnels soignants, fonctionnaires comme salariés du secteur privé ou associatif, qui veillent sur nous, ce soir encore, afin que nous puissions vous puissiez vivre ces quelques heures dans la tranquillité.

(Soyez précis. A éviter : le mélange et l’amalgame, surtout quand les premiers tapent sur les seconds et que vous n’êtes pas concerné ! )

Nous en avons tous Vous en avez besoin. Car durant l’année qui vient de s’écouler, nous avons vous avez vécu des moments d’épreuve – la mort de nos soldats dans la lutte contre le terrorisme au Mali, l’assassinat doublé d’un attentat terroriste par un islamiste radicalisé sur quatre de nos policiers à la Préfecture de Police de Paris, les violences qui ont bousculé la vie de notre pays, au premier plan desquelles les tirs de LBD des forces de l’ordre qui ont mutilé les GJ impunément, les catastrophes naturelles ayant touché la France en hexagone comme Outre-mer ; des moments d’émotion aussi – la disparition du Président Chirac ou l’incendie suspect et à ce jour inexpliqué qui a embrasé Notre-Dame.

( Il faut vraiment que vous soyez plus pertinent dans vos énoncés. N’hésitez pas à rajouter des éléments explicatifs et ne vous trompez pas dans les pronoms.)

Avec le Grand Débat National, face aux colères exprimées par le mouvement des gilets jaunes, nous avons su instaurer un dialogue respectueux et républicain, sans précédent dans une démocratie, et prendre des décisions marquantes.

(Oh !! J’imagine que c’est là une antiphrase d’une ironie toute subtile ? Dans ce cas, il faut ne pas donner au lecteur l’impression que vous avez fait un contresens, une lecture erronée des événements.

Ex : « nous avons su instaurer un dialogue respectueux et républicain, sans précédent dans une démocratie. C’est pourquoi j’ai cautionné les tirs de LBD, une arme de guerre reconnue, sur le peuple de France et je suis ravi de pouvoir annoncer en ce début d’année que depuis le 17 novembre 2018, plus de 2.000 personnes ont été blessées dont 82 graves, 152 GJ ou assimilés ont été blessés à la tête, 17 éborgnés et quatre ont eu leurs mains arrachées. Et c’est compter sans les onze personnes qui sont décédées. 1)

En même temps, nous avons commencé à percevoir, dans le concret de nos vies, les premiers résultats de l’effort de transformation engagé depuis deux ans et demi.

Oui, très bien dit. Effectivement !

Plus de 500 000 emplois ont été créés depuis mai 2017 et bénéficient souvent à des personnes éloignées du monde du travail depuis longtemps ; des créations d’entreprises toujours plus nombreuses ; des investissements internationaux dans notre économie supérieurs à ceux qu’enregistrent nos voisins ; des usines qui rouvrent et permettent à des territoires en difficulté de renouer avec l’espoir : la France n’avait pas connu un tel élan depuis des années, si l’on excepte la délocalisation de Whirlpool, pourtant bénéficiaire de CICE qui nous a coûté un pognon de dingue et qui a eu comme effet secondaire malheureux de mettre les ouvriers au chômage. Grâce à moi aussi, Alstom étant maintenant sous la coupe de General Electric, la restructuration va toucher 6 500 emplois en Europe. Mais soyons positifs, en France, seuls 765 emplois seront supprimés.

Tout cela, nous l’avons fait ensemble car enfin si vous n’étiez pas assez stupides pour tout accepter, j’aurais dû limiter la casse. Car ces bons chiffres qui font chaque jour la France plus forte plus faible sont d’abord les vôtres, le fruit de la négation de votre travail, des risques pris par nos entrepreneurs, des coûts supportés par nos artisans, nos commerçants, nos agriculteurs, du génie créatif de nos inventeurs et de nos artistes, de l’engagement des ouvriers, des salariés, des ingénieurs envers un monde qui les écrase.

Ces chiffres constituent aussi un encouragement à poursuivre le mouvement engagé.

Je vous le disais, ce sont les troisièmes vœux que je vous adresse. D’habitude, c’est le moment du mandat où on renonce à agir avec vigueur, pour ne surtout plus mécontenter personne à l’approche des futures échéances électorales – municipales, sénatoriales, départementales, régionales puis présidentielles.

Nous n’avons pas le droit de céder à cette fatalité. C’est l’inverse qui doit se produire. Avez-vous compris, vous les fainéants, les alcooliques, les gueux, ceux qui ne sont rien, j’ai nommé les Gaulois réfractaires, je prends ce soir devant vous l’engagement de consacrer toute mon énergie à transformer notre pays pour le rendre plus fort pour le CAC 40, plus injuste, plus inhumain pour vous, « pôv cons ».

( L’accumulation est également une figure de style très appréciée des orateurs et il ne faut pas hésiter non plus à inclure quelques citations qui prouvent votre culture générale. Le « pôv cons » de Sarkozy rehausse le discours. )

J’ai conscience que les changements bousculent souvent. Mais les inquiétudes ne sauraient pousser à l’inaction. Car il y a trop à faire. Vous pouvez compter sur moi pour vous en faire baver.

Je mesure aussi combien les décisions prises peuvent parfois heurter, susciter des craintes et des oppositions. Faut-il pour autant renoncer à changer notre pays et notre quotidien ? Non. Car ce serait abandonner ceux que le système a déjà abandonné, ce serait trahir nos enfants, leurs enfants après eux, qui alors auraient à payer le prix de nos renoncements.

(Manu, l’antiphrase est possible mais il faut qu’elle soit EXPLICITE. Il faut ici élaborer un discours plus perceptible.

Ex : Ce serait abandonner ceux que le système a déjà abandonné, ce serait trahir nos enfants, leurs enfants après eux, qui alors auraient à payer le prix de nos renoncements. Et de fait, grâce à BlackRock à qui j’ai donné les clés du salon Murat de l’Elysée, vous pouvez être assurés que votre retraite, de maigre qu’elle était, sera inexistante et que grâce à nous, vous aurez les mêmes droits que ceux de vos ancêtres du 19e siècle, à savoir une vie de labeur avec une mort dans le caniveau pour toute récompense.)

C’est pour cela, que la réforme des retraites à laquelle je me suis engagé devant vous et qui est portée par le Gouvernement sera menée à son terme.

Parce qu’il s’agit d’un projet de justice et de progrès social pour les ultra-riches dont, vous le savez, je suis le digne représentant.

Un projet de justice et de progrès social parce qu’il assure l’universalité : il s’agit de faire en sorte qu’un euro de cotisation versé ouvre les mêmes droits pour tous dès la première heure de travail. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. Et pendant que vous vous battrez pour savoir ce que vaudra votre euro dans 20 ans, moi je mets la main sur le pactole de 165 milliards d’euros de réserves, amassés par certains des 42 régimes de retraites par répartition que compte la France. C’est ce qu’on appelle un hold-up chez mes amis Américains.

Un projet de justice et de progrès social parce qu’il se traduit par plus d’équité : nous prendrons en compte les tâches difficiles pour permettre à ceux qui les exercent de partir plus tôt sans que pour autant cela soit lié à un statut ou une entreprise. Nous voulons que chacun puisse bénéficier d’une pension digne, notamment les oubliés du système actuel, les femmes dont les retraites sont presque deux fois inférieures à celles des hommes, ceux qui ont des carrières hachées, les commerçants, les artisans, les agriculteurs qui nous nourrissent mais après une vie de travail ne touchent que quelques centaines d’euros par mois de pension, ou bien enfin, les millions de Français qui aujourd’hui sont contraints de travailler au-delà de 64 ans pour avoir toute leur retraite.

         (Bien dit mais peu crédible. Dommage.)

Un projet de justice et de progrès social enfin, parce qu’il repose sur un principe de responsabilité : il s’agit de garantir l’équilibre du système par répartition qui est le nôtre depuis le Conseil National de la Résistance, et donc sa solidité à travers le temps. En tant que Président de la France, j’ai moult fois violé la Constitution. Je peux donc endosser l’héritage du Conseil National de la Résistance qui représentait l’exact opposé de ce que je suis : c’étaient des résistants ; je suis un traître qui vend la France par petits bouts.

C’est la base de la solidarité entre générations. Ça veut dire s’assurer que ceux qui travaillent soient en mesure de payer à nos aînés leur juste retraite, dans un monde – et c’est une chance – où l’on étudie de plus en plus tard et où l’on vit de plus en plus longtemps.

( Manu, vous ne pouvez convaincre personne en répétant les mêmes inepties en boucle. « Juste retraite » ici est au mieux une hyperbole. Mais il faut l’utiliser avec parcimonie.)

Alors, ne vous y trompez pas, j’entends sur ce sujet si important, qui tient au cœur-même de l’identité française sur laquelle je crache , les peurs, les angoisses qui se font jour et dont je me fous absolument. J’entends aussi beaucoup de mensonges et de manipulations. Vous n’avez pas le droit de critiquer mon mode de vie, le budget de l’Elysée qui a explosé depuis que ma rombière de femme et moi l’avons siphonné juste parce que nous avons redécoré le palais à coups de millions que VOUS avez payés.

L’apaisement toujours, doit primer sur l’affrontement. Apaiser ne veut pas dire renoncer mais nous respecter dans nos désaccords. Sinon attention aux LBD. D’ailleurs grâce à l’IGPN, la police est intouchable. Vous, les gueux, ne l’êtes pas. Ma seule boussole est et sera l’intérêt de notre pays pourvu que j’y gagne, notre capacité à assurer la meilleure retraite possible à nos aînés, ceux qui auront eu la chance de ne connaître la retraite à points que je leur ai concoctée, la défense de ceux qui n’ont pas toujours la faculté de s’exprimer c’est-à-dire nos enfants, et c’est vrai que la condamnation de la pédophilie en France est exemplaire.

C’est pourquoi, pour vous, avec les organisations syndicales et patronales qui le veulent, j’attends du Gouvernement d’Edouard Philippe qu’il trouve la voie d’un compromis rapide dans le respect des principes que je viens de rappeler, sinon il dégage.

Mes chers compatriotes, dans quelques heures, une nouvelle décennie s’ouvrira.

Je vois les attentes, les impatiences et je suis moi aussi comme vous impatient de voir la situation s’améliorer plus vite pour nous tous et en particulier pour les plus fragiles d’entre nous. Nous changeons les choses mais il faut rattraper parfois beaucoup de retard. Cela ne se fait pas en un jour. Le 20e siècle a été riche en avancées sociales, détruire tout ça ne se fait pas en un jour effectivement. Mais j’y parviendrai.

Alors à l’aube de cette nouvelle décennie, je veux vous assurer que je ne céderai rien au pessimisme, ou à l’immobilisme. Avec la France en grève depuis des semaines, ça ne risque pas.

Je suis le garant de ce qui fait notre pays, la France : nos institutions, nos forces vives, notre sécurité sociale, notre culture, notre laïcité, l’égalité entre les femmes et les hommes, notre solidarité. Je tiens comme vous à ce qui nous lie, ce qui nous unit, à ce que nous sommes. Et si vous le croyez, c’est que vous êtes encore plus stupides que je ne le pensais, genre encéphalogramme plat.

Nous n’avons pas à nous adapter au cours des choses – ce n’est pas la France ! mais à rester fidèle à ce que nous sommes en bâtissant une société nouvelle qui répond selon nos choix aux bouleversements en cours.

(Antithèse = deux idées contraires : ne pas s’adapter au cours des choses / s’adapter aux bouleversements en cours. L’idée n’est pas mauvaise, c’est bien vu.)

Plus que jamais il sera essentiel de mettre le travail et le mérite au cœur de notre action. Rappel : vous travaillez pour un salaire de misère, ma rombière gagne 440 000 euros à ne rien faire, dépense un pognon de dingue en tentures et vaisselles et moi je voyage et me pâme devant la racaille. ( Et plus si affinités…)

Beaucoup a été fait par le Gouvernement pour que plus de Français travaillent et pour que le travail paye mieux. Nous devons poursuivre sur cette voie. La baisse de l’impôt sur le revenu, la suppression complète de la taxe d’habitation pour une large majorité d’entre vous seront des réalités de 2020. En fait, je vous explique : l‘Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à appliquer un « nouveau droit de propriété ». Les pauvres pourront posséder les murs d’un logement qu’ils auront mis 20 ans à acquérir mais pas le terrain. De ce fait, ils devront payer un loyer à vie pour leur logement et on leur octroiera un bail de 99 ans.

Je veux que nous continuions à favoriser l’initiative, à simplifier, à permettre davantage d’innovations, à permettre de travailler mieux, de partager la richesse créée dans toutes les entreprises, à aider nos agriculteurs et nos pêcheurs à vivre dignement de leur travail comme à tous les entrepreneurs et salariés. C’est la condition pour une Nation forte et indépendante. Et quand j’en aurai fini avec vous, il n’y aura plus de France. Si elle existe encore, croyez-bien qu’elle ne sera ni forte ni indépendante. Vous pouvez compter sur moi pour ça.

Si nous voulons lutter efficacement contre les injustices, contre le fait que dans notre République trop d’enfants voient leur destin décidé le jour de leur naissance, nous devons continuer d’investir davantage dans l’Education et la Santé. Eduquer, instruire, former, soigner, accompagner sont des missions essentielles. Nous continuerons de faire de l’école, de l’apprentissage et de la formation tout au long de la vie, le socle de notre société. D’ailleurs avec mon ministre Blanquer, je suis en train de détruire l’Education Nationale ; la « réforme » œuvre dans ce but. Si vous avez encore des doutes, attendez février.

Nous entamerons la revalorisation et la transformation des carrières des enseignants, des professeurs, ( 8€ par mois) , des soignants. Nous mènerons une politique ambitieuse pour l’hôpital auquel je tiens tant et pour une médecine plus humaine centrée sur le patient. La qualité de l’hôpital s’écroule depuis qu’on a voulu le gérer comme une entreprise. La rentabilité est devenue l’objectif premier. Les infirmières font des tas d’heures sup non payés et je suis fier de vous annoncer que depuis que je suis Président, les nourrissons naissent dans les camions de pompiers parce que nombre de maternités ont été fermées.

Nous aurons aussi cette année à prendre des décisions essentielles pour nos concitoyens en situation de handicap comme pour nos aînés en situation de dépendance. (voir plus haut)

2020 sera aussi l’année où un nouveau modèle écologique doit se déployer. Nombre de décisions ont été prises en la matière : fermer les centrales à charbon, arrêter les nouveaux forages, et je ne citerai pas tout ici. C’est pourquoi la ratification du Ceta qui va à l’encontre des propositions ci-dessus me réjouit, ainsi que le report de l’interdiction du glyphosate et du plastique jetable.

J’attends beaucoup des propositions que préparent 150 de nos compatriotes qui se sont engagés dans la Convention Citoyenne et travaillent depuis plusieurs semaines d’arrache-pied. Il nous reviendra au printemps prochain d’affirmer des choix nouveaux et forts, une stratégie sur plusieurs années pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le réchauffement climatique mais aussi pour œuvrer en faveur de la biodiversité. Cette stratégie nationale doit être écologique et économique : c’est-à-dire que nous devons préserver la planète en créant des emplois nouveaux. Elle doit être écologique et sociale : nous devons changer nos habitudes en aidant les plus modestes à se déplacer, se loger en dépensant moins et en émettant moins. Elle doit être écologique et culturelle : cela doit être une politique nouvelle d’aménagement de nos paysages, de redécouverte du beau, de réinvention d’une qualité de vie à la française. Vous n’avez pas attendu le Gouvernement pour vous engager en la matière, vous êtes à l’avant-garde de tous ces combats : au quotidien à travers vos choix en matière d’’alimentation, par les gestes simples et essentiels que vous pratiquez, comme la jeunesse nous a montré l’exemple, par une mobilisation inédite. Nous devons amplifier ce mouvement et accélérer à toutes les échelles : locale, nationale, européenne, internationale. 

( Trop long et répétitif.)

Enfin, 2020 doit ouvrir la décennie de l’unité retrouvée de la Nation.

Je vois trop de divisions au nom des origines, des religions, des intérêts. Je lutterai avec détermination contre les forces qui minent l’unité nationale et dans les prochaines semaines je prendrai de nouvelles décisions sur ce sujet.

(Lesquelles ? Soyez précis.)

L’Etat et les services publics ont un rôle essentiel pour renforcer cette unité française. Je sais, en la matière, aussi pouvoir compter sur tous les élus. Je veux ce soir avoir une pensée chaleureuse pour les Maires de France. Dans quelques semaines, nombre d’entre eux s’arrêteront après un ou plusieurs mandats, d’autres solliciteront votre confiance. Qu’ils soient ce soir à nouveaux, tous remerciés, ils sont les piliers de la République du quotidien, des territoires. Nous en avons tant besoin. Les maires qui se présenteront sous mon nom devront être sans étiquette, sinon je suis bien conscient qu’ils ne seront jamais élus.

Et je sais aussi pouvoir compter sur vous, mes chers compatriotes, oui, pour assurer l’unité de la Nation, rappelons-nous toujours que nous avons à l’égard de la France plus de devoirs que de droits. En fait, Vous. Pas Moi.

Notre engagement, notre sens du devoir, notre sens du respect à l’égard des autres citoyens sont des valeurs indispensables à notre unité, notre concorde. Ces valeurs sont au cœur du service national universel qui se déploiera durant l’année qui vient et auquel j’attache la plus grande importance.

Je me souviens de ces jours de printemps qui ont vu la flèche de Notre-Dame brûler avant de s’effondrer. Quelle dommage que toute ND ne se soit pas effondrée, bon sang, au prix du terrain sur l’île de la Cité ! A la vague d’émotion, a immédiatement succédé une vague d’enthousiasme pour reconstruire rapidement ce joyau national pour les mille ans à venir. J’AI été enthousiaste, naturellement. J’allais laisser mon nom dans l’histoire, comme Néron dans l’incendie de Rome. Parce que chacun a vu en Notre-Dame l’empreinte de l’esprit français, quelque chose qui nous dépasse comme les résultats de la non-enquête.

Nous sommes un peuple de bâtisseurs, conscient de sa vocation universelle. Un peuple de temps long qui, parce qu’il sait d’où il vient, sait se projeter. Un peuple qui toujours sait se hisser à la hauteur des circonstances. Bon, en même temps, la culture française n’existe pas et la langue française est vouée à disparaître au profit de l’américain et de l’arabe.

Ce sens de l’Histoire, cette unité maintes fois éprouvée, seront nos plus solides atouts pour affronter les temps qui viennent.

Quand l’Histoire s’accélère, l’esprit français ne cède rien à la fatalité. Putain, vous n’en avez pas assez de manifester ??

Nous l’avons démontré en préservant l’accord de Paris sur le climat, en pesant sur la résolution des crises qui, en Ukraine, en Iran, en Libye, en Syrie, ont un impact direct sur notre sécurité, en nous engageant avec détermination contre le terrorisme au Sahel. J’ai voulu jouer un rôle sur la scène mondiale. J’ai échoué.

Nous aurons à le démontrer à nouveau dans les semaines et les mois à venir.

En particulier, pour que se construise une Europe souveraine sur le plan de la défense, de la sécurité, du climat, du numérique, une Europe qui, fière de son modèle démocratique alliant liberté et solidarité, sera tout à la fois notre bouclier et notre porte-voix. A cet égard, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est une épreuve. J’œuvrerai pour maintenir entre nos deux pays une relation solide. Personne n’y croit. Boris Johnson moins que tous. Mais bon, il faut faire semblant.

Mes chers compatriotes, si nous le choisissons et si nous nous rassemblons, la décennie qui s’ouvre peut-être la nôtre, notre Nation peut devenir celle qui invente les moyens de vivre forts et heureux en ces temps de grands bouleversements.

Il nous faudra savoir faire des choix clairs, investir dans l’avenir, dans notre jeunesse, dans notre recherche, dans de nouveaux modèles et nous projeter à l’horizon de cette décennie.

Oui, je crois en nous, en notre capacité à bâtir la France en commun.

Ensemble faisons de la décennie qui s’ouvre une décennie française et européenne !

(antinomie : Manu, il faut vraiment que vous appreniez les figures de style pour vraiment les utiliser avec finesse.)

Chacun d’entre vous a son rôle à jouer, chacun d’entre vous est essentiel pour y parvenir.

C’est pourquoi, je forme des vœux de paix et de bonheur pour vous tous. Quant à moi, sachez combien je mesure chaque jour l’immense honneur qui m’est fait de vous servir, de présider notre République et de préparer l’avenir de notre Nation. J’y consacrerai toute mon énergie, avec beaucoup de cœur, portant chaque jour vos enthousiasmes comme vos exigences. Vu l’argent qu’il y a à la clé, c’est certain.

Je vous souhaite une très bonne année 2020. La révolution n’est pas pour demain.

Vive la République !

Vive la France !

Vive Bilderberg ! Vive la Franc-maçonnerie, le Cac 40 et la mondialisation !

 

 

 

1D’après David Dufresne et le collectif Désarmons-les !