Lettre ouverte à Macron

Cela fait plus de 24h maintenant que le corps décapité du professeur Samuel Paty a été retrouvé à Conflans Sainte-Honorine le dernier jour de classe avant les vacances de la Toussaint. Le 16 octobre 2020 pour être précis, même si c’est une date qui ne retiendra pas ton attention.

Alors mon cher Manu, citoyen Président, j’ai décidé de m’adresser à toi.

Sur la route, en me hâtant de rentrer avant le couvre-feu décrété par toi sans raison sanitaire, j’ai décidé de t’adresser une lettre ouverte que tu ne liras sans doute jamais.

Mais j’avais près de cinq cents kilomètres pour la ressasser.

Et comme cela me fait plaisir et que les plaisirs sont rares, j’espère que tu excuseras cette liberté que je prends.

Dans le tutoiement d’abord. N’y vois aucun irrespect. C’est que je suis bien plus âgée que tu ne l’es. Certes moins que la rombière qui te sert d’épouse mais quand même. Et puis, vois-tu, puisqu’on décapite chez nous au nom d’Allah, je ne vois pas pourquoi je te vouvoierais. Les Arabes ne le font pas. Le vouvoiement, ils ne connaissent pas. Et je suis bien persuadée que Raul, de Saint-Martin, ne t’a pas vouvoyé pendant que tu l’enlaçais. Alors tu vois il y a, comme qui dirait, jurisprudence.

J’étais sur l’autoroute, et tu vois, je ressassais. Je voyais l’heure qui tournait et j’angoissais. Je savais que si jamais j’arrivais chez moi avant le couvre-feu ce serait sur le fil du rasoir. A un moment donné je me suis demandée… Non. Faisons-le différemment.

Je songeais au père de famille qui avait dû refuser à ses enfants ce jour-là une glace ou une crêpe– le premier jour des vacances de la Toussaint – parce que l’heure tournait et qu’il avait peur de ne pas arriver à destination avant le couvre-feu.

Je songeais à ces longues heures de conduite sur l’autoroute et ces enfants à l’arrière qui pleuraient pour une pause-pipi et l’adulte râlant parce que le temps était chronométré et qu’ils étaient partis bien tard et que cette simple pause de vingt minutes pouvait lui coûter 135 euros, l’équivalent de dix jours d’alimentation.

Je pensais à ces gens – dont moi peut-être – qui regardaient l’heure et se disaient : « Excès de vitesse, 2 points sur le permis + 45€ d’amende » mais violation du couvre-feu « 135€ d’amende », lequel est le moins douloureux ?

Je songeais aussi à ces plans de vacances qui avaient dû être annulés parce que toi, Manu, la veille, avait décrété par la force de ton pouvoir royal que Paris et 8 autres métropoles ne seraient pas autorisées à avoir la permission du soir. Je songeais à ces neveux que je ne verrais pas parce que je ne pourrais pas faire l’aller-retour dans la journée. Je songeais à ces amis que je ne pourrais pas inviter, à ces soirées que j’avais espérées et qui ne se produiraient point.

Je réfléchissais au fait que les gens comme toi, Manu Au Signe de la Bête, se foutent bien du couvre-feu vu qu’ils ont des hectares où reposer leurs pieds fatigués et un hélicoptère ou deux payés par la nation pour se mouvoir en liberté.

Je repensais à la grosse blague du Covid-19. Un jour viendra où elle sera amplement démontrée mais elle est déjà évidente pour tous ceux qui – comme le disait Jésus en son temps – ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre.

Je songeais aussi à tous ces restaurateurs, ces intermittents du spectacles, ces directeurs de salles de théâtre ou de cinéma, ces petites mains du tourisme que tu auras condamnés à la faillite pour plaire à tes maîtres du Nouvel Ordre Mondial, ceux qui ont payé ta campagne présidentielle et qui ont orchestré cette PLANdémie.

Je réfléchissais à ce plan qui se déroulait sous nos yeux, à savoir qu’après Paris, Marseille, Lyon, Lille et Toulouse, ce serait toute la France qui serait sous couvre-feu.

Je songeais que bien sûr, tu ferais en sorte de nous interdire de recevoir plus de 6 convives à Noël et de parcourir plus de cent kilomètres, que tu enverrais tes troupes des FDO vérifier le fait jusque chez nous, comme c’est déjà le cas à Melbourne en Australie.

Mais ne t’inquiète pas. Tu peux compter sur des millions de moutons qui se laisseront tondre sans protester. Et je suis sûre que quand on leur interdira de fêter Noël avec tous les membres de leur famille, les bons Français feront le tri pour savoir qui éliminer parmi leurs proches. J’ai eu une pensée pour la vieille tante ou la cousine célibataire qui à Noël 2020 ne seraient pas invitées, au grand-père qu’on laisserait à l’Ehpad et qui devraient passer seuls les fêtes de Noël parce que c’est ton PROJEEET !

Je songeais à Samuel Paty – auquel je m’identifiais d’autant plus que ça aurait pu être moi – un professeur honnête et consciencieux que tu avais sacrifié comme tu avais jeté aux oubliettes Mélanie Lémée, Mila, Philippe Monguillot, Adrien Perez, Axelle Dorier et tous les autres parce qu’il te paraissait plus important de faire des selfies avec ceux qui soutenaient activement les réseaux islamistes.

Ou de nommer un ministre de la Justice qui joue au baby-foot avec la racaille, des recteurs qui sont de tes amis et qui n’ont pas les valeurs de la République à l’esprit.

Tu veux nous parler de Charline Avenel, rectrice de l’Académie de Versailles que tu avais toi-même nommée à ce poste et qui a grandement contribué au martyr du pauvre Samuel ?

Non, tu n’y tiens pas, je le sens bien.

Que t’importe qu’on décapite des professeurs en pleine rue.

La peine de mort a été abolie en 1981. Sauf pour les innocents qui eux sont condamnés à mort sans jugement. Et combien de gens ont été exécutés à mort sur notre sol depuis cinq ans, le sais-tu seulement ?

Et ton minable «Ils ne passeront pas.» Qui sont ces « ils », des entités extraterrestres ? Où ne devraient-ils pas passer ? Ils sont déjà là.

Mais surtout ne te fais aucun souci, Macron le Grand Exécuteur, tu peux compter sur les dhimmis. Tu sais qu’il n’y aura aucune révolte. Un peuple capable de se laisser museler au nom d’un virus grandement exagéré et de se laisser trucider au nom de l’humanisme gauchiste est un peuple déjà mort.

Nous étions déjà mal en point à ton arrivée. Tu nous auras achevés à coups de LBD et de décrets. Bientôt il y aura la lettre de cachet.

Et voilà je suis arrivée en vue de Marseille. De l’autre côté de la claire-voie, il y avait un accident, des pompiers et des kilomètres de véhicules à l’arrêt. Des heures et des heures d’attente pour de pauvres gens piégés sur une voie sans retour.

Je méditais sur tous ces gens à l’arrêt par la faute d’un conducteur qui avait commis une imprudence fatale pour être rentré chez lui avant le couperet de 21 h. Je pensais aux victimes qui finiraient à l’hôpital ou à la morgue par ta faute.

Et puis, je suis arrivée à destination.

Bien sûr, ça ne t’intéressera pas mais il était précisément 20h54 quand je me suis garée.

Telle est la vérité.

Et tu vois, Macron le Grand Exterminateur, j’ai pensé très fort à toi et aux Quatre Cavaliers de l’Apocalypse.

Car tu les représentes tous les 4 : tu es le cavalier sur le cheval blanc de la conquête, celui sur le cheval rouge du sang qu’engendre le conflit, l’ombre qui monte le cheval noir de la famine et qui finit sur le cheval galbuséen1 de la mort.

Tu n’as su nous offrir que le sang et la mort pour prix de ta conquête. Ne reste plus que la famine. Je sais, c’est ton PROJEEET !

Mais tu m’excuseras de n’avoir pas le cœur de m’en réjouir.

Laurence Esbuiée©17 octobre 2020

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Note

1Galbus = (mot latin) de couleur jaune-vert pâle. Le texte grec de la Bible emploie un mot qui se traduit par verdâtre, jaunâtre,  blême ou pâle.