Et si Michelle Obama était un homme?

Je ne veux pas revenir sur la controverse, à savoir si oui ou non sont vraies les photos prises de Michelle Obama qui semblent la pourvoir d’attributs masculins. Je ne veux pas non plus polémiquer sur les propos de Joan Rivers, l’animatrice de télévision, selon lesquels Michelle Obama est un transgenre ni sur le fait que Barack Obama ait appelé sa femme « Michael » lors d’une cérémonie officielle.

Non. Le but est ici de s’interroger. Et si Michelle Obama était un homme, au final, ça changerait quoi ?

On peut dire : absolument rien. Nous ne sommes ni homophobes ni remplis de préjugés. Et le mariage pour tous est plutôt bien accepté.

Mais ce disant, nous serions, comme dans l’allégorie de la caverne de Platon, enchaînés dans un monde souterrain, ne percevant au fond que les ombres projetées sur les murs de notre prison par un feu allumé derrière nous. Des sons, nous n’avons que les échos ; des choses, nous n’avons qu’une vision déformée ; de la vérité du monde, nous ne connaissons rien.

Et si nous nous interrogions ? Qu’y a-t-il au-delà de la caverne ? Et si le sexe de Michelle Obama avait en fait plus d’importance qu’un simple écho venu des réseaux sociaux ?

Car cela voudrait dire qu’on nous a menti. Mais on peut se remettre d’un mensonge. Au fond, ne savons-nous pas que toute la classe politique est corrompue et que le seul fait d’accéder à la lumière de la sphère politique demande de la part de l’impétrant une bonne dose de corruption et sociopathie ?

Ce n’est pas le mensonge qui pose problème ici, c’est l’étendue de la corruption, le degré de forfaiture, l’ampleur de l’imposture.

Dans les faits, cela voudrait dire que pendant toute la candidature d’Obama, son élection et sa réélection, et à tous les échelons politiques, familiaux et sociaux, des inconnus ont organisé de main de maître cette affabulation et l’ont fait accepter au niveau mondial, ont doté la dame d’une identité, d’un passé qu’elle n’avait pas, ont effacé toutes les preuves contraires à l’image qu’on voulait renvoyer, ont dû faire taire des témoins et détruire des photos ; en un mot, ont organisé la plus grande arnaque du siècle.

C’est l’envergure de l’entreprise qui rend la chose impossible. Comme le dirait les Américains, « nobody could pull off such a scam » : personne ne pourrait ourdir une telle conspiration et réussir un tel tour de force ! Pas sur le long terme…

C’est impossible, nous dit notre intellect. Tout ceci est une infox, nous dit notre raison.

La question qui vient ensuite est : Pourquoi ? Pourquoi se serait-on donné la peine, au niveau de la CIA, du FBI, de la NSA et de pleins d’autres services, de monter une telle mascarade et de la faire accréditer auprès de milliards de personnes ?

Quelle serait la raison cachée de cette mise en œuvre ?

Cela n’a aucun sens.

C’est même là la beauté de la chose. On n’y croit pas parce que des millions de personnes ont prouvé par le passé à quel point Mrs Obama était une First Lady remarquable. Elle a fait quantité de voyages officiels, serré des milliers de mains, embrassé des centaines d’enfants, participé à des centaines de galas, de conférences, de cérémonies, d’ouvertures de salons et de Jeux Olympiques. Le magazine américain, Vanity Fair l’a même classée parmi les dix personnes les mieux habillées du monde et Forbes parmi les plus influentes. Donc il est tout à fait impossible que Michelle soit Michael parce qu’on n’aurait pu faire taire des milliers de personnes sur le sujet. C’est tout bonnement infaisable.

Cela me rappelle le film « Simone » d’Andrew Niccol, sorti quelques six ans avant l’élection de Barack Obama.

C’est l’histoire d’un réalisateur du nom de Viktor Taransky, discrédité et pochard, à qui un ami va léguer un logiciel « Simulation One » qui permet de créer des personnages virtuels. Taransky va donc s’en servir pour produire l’actrice parfaite. Quand son film sort, Taransky est tout surpris de voir que personne ne s’est aperçu de la supercherie. Non seulement tout le monde y a cru mais encore Simone devient célèbre et, du jour au lendemain, se retrouve propulsée au rang de star mondiale.

Et c’est dans les détails qu’Andrew Niccol révèle son génie. Car Simone pourrait n’être qu’une satire du « star-sytem » américain.

Mais en fait, le film démontre à quel point une intelligence artificielle devient réelle parce qu’un maximum de gens la croient vraie. Ainsi personne, aussi surprenant que ça paraisse, ne va douter de l’existence de Simone tout bonnement parce qu’on l’a aperçue à la télé, qu’elle a donné un spectacle géant et qu’elle a fait la couverture de centaines de magazines.

Et les gens vont même finir par s’auto-persuader qu’ils l’ont effectivement rencontrée !

C’est le cas de l’ex-femme de Taransky qui est certaine de lui avoir parlé. Quand des journalistes épient la conversation téléphonique de Taransky avec Simone et qu’ils n’entendent pas les répliques de l’actrice, il ne leur vient pas à l’idée que la raison la plus simple est toujours la meilleure : à savoir que s’ils n’entendent rien, c’est que Taransky est le seul à parler.

Non. Ils vont inventer une histoire alambiquée de brouilleur d’ondes à sens unique.

Et au final, quand Taransky, au bord de la dépression, veut se débarrasser de Simone, il est accusé de meurtre. Simone, une intelligence artificielle, est devenue réelle parce qu’un journal allemand ou italien en a fait sa couverture et parce qu’un paparazzi en a pris une photo à la dérobée.

Pour en revenir à Michelle Obama, peut-être qu’il est plus facile qu’on ne le croit d’abuser les masses. Mais quel est le but final ?

On peut comprendre qu’un Taransky ait eu besoin d’une Simone pour relancer sa carrière ou qu’un Barack Obama ait refusé de se présenter à la présidence des USA en tant qu’homosexuel, né d’un père Kenyan de confession musulmane.

Mais quelle impérieuse nécessité auraient eu le FBI et la CIA d’accréditer le mensonge d’une First Lady qui n’existait pas ? Ou alors, comment auraient-ils pu l’ignorer ? Au vu de des origines familiales de Barack Obama, il y a forcément eu enquête.

Je ne prétends pas avoir des réponses aux questions que je pose.

Mais supposons un instant que ce soit l’inverse, c’est-à-dire que Obama n’ait pas été un candidat démocrate qui se soit présenté à la présidence mais un sénateur choisi pour être propulsé à la Maison-Blanche ? Un peu comme à Bobigny où le maire est un homme de paille qui fait ce qu’on lui dit et où ceux qui ont vraiment le pouvoir font partie du clan des barbares, ceux-là même qui ont enlevé, séquestré, torturé et assassiné le jeune Ilan Halimi ?

                                           https://esbuiee.fr/le-maire-et-les-barbares-szeftel/

Un peu comme Macron qui n’a pas été élu sur un programme mais grâce à des appuis financiers ?

                                                  https://esbuiee.fr/critique-le-grand-manipulateur/

Des Éminences grises, dans l’ombre, choisissent un candidat. Il doit impérativement être corruptible, être dans la mouvance « progressiste », avoir assez de choses à cacher pour être suborné et soumis à chantage, être suffisamment sociopathe pour n’avoir aucune empathie ou éthique.

Revenons aux Obama.

Voilà qui nous amène bien loin du « genre » de Michelle Obama, pourrait-on arguer. Car Michelle Obama n’a pas de visées politiques.

         Est-ce si sûr ?

Car pour le moment, ce n’est pas le sexe de Michelle Obama qui pose problème, c’est son degré de duplicité…

Si Joe Biden devenait président, il pourrait bien choisir Michelle Obama comme colistière et s’il venait à mourir, vu son grand âge…. Oui je sais, c’est du délire.

                                                 L. Esbuiée©17 mai 2020